{"id":3475,"date":"2022-06-07T09:24:55","date_gmt":"2022-06-07T09:24:55","guid":{"rendered":"https:\/\/mensch3000.ch\/2022\/06\/07\/news\/"},"modified":"2024-02-26T11:45:41","modified_gmt":"2024-02-26T11:45:41","slug":"news","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mensch3000.ch\/en\/2022\/06\/07\/news\/","title":{"rendered":"Rumeurs divers"},"content":{"rendered":"<section class=\"l-section wpb_row height_medium\"><div class=\"l-section-h i-cf\"><div class=\"g-cols vc_row via_grid cols_1 laptops-cols_inherit tablets-cols_inherit mobiles-cols_1 valign_top type_default stacking_default\"><div class=\"wpb_column vc_column_container\"><div class=\"vc_column-inner\"><h1 class=\"w-post-elm post_title align_center entry-title color_link_inherit\">Rumeurs divers<\/h1><div class=\"w-separator size_small\"><\/div><div class=\"wpb_text_column\"><div class=\"wpb_wrapper\"><p>ainsi que quelques autres articles de presse, dont je n&#8217;ai plus les coupures originales<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Article de Dominique Bosshard, paru dans l\u2019Express (cotidien Neuch\u00e2telois), eviron 1997 (?)<\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial; font-size: medium;\"><b>Passion musique<br \/>\n<\/b>Peeni Waali n\u2019est pas un groupe, mais plut\u00f4t un melting-pot musical<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial;\">A l\u2019image du premier, le deuxi\u00e8me album de Peeni Waali n\u2019ob\u00e9it pas aux conventions. De nombreux musiciens y ont apport\u00e9 leur contribution, un seul homme, Fizz\u00e8, lui a conf\u00e9r\u00e9 son unit\u00e9. R\u00e9sultat: un collage musical aux sonorit\u00e9s reggae.<\/span><\/p>\n<p>&#8220;The Return of Peeni Waali&#8221; est un puzzle bien singulier, patiemment construit par Fizz\u00e8. Un puzzle dont les morceaux trempent dans le reggae, une musique que Fizz\u00e8 jugeait pourtant ennuyeuse: lui a grandi berc\u00e9 par le blues de son (premier) mentor musical\u00a0<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=3FjT5uXS788\">Eddie Boyd<\/a>, un chanteur du Mississippi. C\u2019est au cours d\u2019un voyage en Jama\u00efque, en 1987, qu\u2019il d\u00e9couvre que &#8220;<i>le r\u00e9ggae est le petit fr\u00e8re du blues<\/i>&#8220;; \u00e0 cette \u00e9poque, Fizz\u00e8 produit un groupe neuch\u00e2telois de reggae, qui veut lui imposer un ing\u00e9nieur du son. Piqu\u00e9 au vif, Fizz\u00e8 se rend dans la patrie de Bob Marley: tant qu\u2019\u00e0 faire, autant rencontrer les &#8220;vrais&#8221;. Un producteur lui pr\u00e9sente plusieurs musiciens et, connaissant l\u2019adresse de sa maman, il retrouve le grand tromboniste Rico Rodriguez. En 1988, celui-ci vient en Suisse pour collaborer \u00e0 quelques morceaux; en 88 aussi, Fizz\u00e8 retourne en Jama\u00efque avec quelques espquisses (des riddims) et ram\u00e8ne des overdubs enregistr\u00e9s \u00e0 Kingston.<br \/>\nAinsi est n\u00e9 le concept &#8220;Peeni Waali&#8221; &#8211; luciole, en jama\u00efcain -, qui donna lieu \u00e0 un premier disque en 1991. Un concept fond\u00e9 sur l\u2019\u00e9change et l\u2019amiti\u00e9 plus que sur la &#8220;location de musicient&#8221;, et qui, par un &#8220;<i>effet boule de neige<\/i>&#8220;, a conduit d\u2019autres pointures du blues ou du reggae jusqu\u2019\u00e0 Fizz\u00e8, telles que le bassiste Linton Kwesi Johnson, les l\u00e9gendres Taj Mahal et Lee &#8220;Scratch&#8221; Perry, le Salvador Dali du Reggae, &#8220;<i>mi-fou du roi, mi-chaman<\/i>&#8220;.<\/p>\n<\/div><\/div><div class=\"w-separator size_medium\"><\/div><div class=\"wpb_text_column\"><div class=\"wpb_wrapper\"><p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><b>Mariage d\u00e9licat<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">La richesse de ces \u00e9changes et l\u2019abondance du mat\u00e9riel collect\u00e9 petit \u00e0 petit ont abouti cette ann\u00e9e au &#8220;Retour de Peeni Waali&#8221;, un deuxi\u00e8me CD qui gravite autour de plusieurs constellations. Celle de Linton Kwesi Johnson et son Dennis Bovell Dub Band, celle de L\u2019Ensemble Ray\u00e9, autrement dit les Neuch\u00e2telois Dizzi (Gilles Rieder), C\u00e9dric Vuille, Jean-Vincent Huguenin et Shirley Hofmann, issus de feu les avant-gardistes D\u00e9bile Menthol, et celle de L\u2019Art de Passage, un trio berlinois form\u00e9 de Tobias Morgenstern, Rainer Rohloff et Stefan Kling. Quelques \u00e9toiles isol\u00e9es brillent \u00e0 leur c\u00f4t\u00e9s, Taj Mahal, Perry et le fid\u00e8le Rico, Barbara Dennerlein \u00e0 l\u2019orgue Hammond et Hossam Shaker du groupe cairote Sharkiat et bien d&#8217;autres comme le batteur Daniel Spahni ont eux aussi apport\u00e9 leur pierre \u00e0 l\u2019\u00e9difice.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Auteur de la majorit\u00e9 des compositions qui forment ce deuxi\u00e8me opus, Fizz\u00e8 a \u00e9galement d\u00fb effectuer un immense travail de mixage qui, \u00e0 lui seul, a requis quatre mois: &#8220;Fusionner tous ces univers, c\u2019est aussi d\u00e9licat que de m\u00e9langer le feu et l\u2019eau&#8221;. Il est pourtant pr\u00eat \u00e0 r\u00e9cidiver, puisqu\u2019il a engrang\u00e9 de quoi fabriquer encore un double album, toujours teint\u00e9 de reggae. &#8220;<i>Le reggae est un v\u00e9hicule rythmique formidable, sur lequel on peut greffer n\u2019importe quel lyrisme. Je ne suis pas rasta, mon but n\u2019est pas de vendre du coca cola aux Am\u00e9ricains<\/i>!&#8221;<\/p>\n<\/div><\/div><div class=\"w-separator size_medium\"><\/div><div class=\"wpb_text_column\"><div class=\"wpb_wrapper\"><p><b>De Neuch\u00e2tel \u00e0 Mensch<\/b><\/p>\n<p>Fizz\u00e8 a grandi \u00e0 B\u00e2le. A 17 ans, il quitte la maison et s\u2019installe \u00e0 Neuch\u00e2tel, o\u00f9 il a fini le conservatoire et ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019Ecole sup\u00e9rieure de commerce. Pourquoi Neuch\u00e2tel? &#8220;<i>A huit ans<\/i>, se souvient-il,\u00a0<i>lors d\u2019une marche entre B\u00e2le et Gen\u00e8ve, je me suis arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Chasseral; d\u00e9signant Neuch\u00e2tel \u00e0 mon p\u00e8re, je lui arais dit: un jour j&#8217;irai l\u00e0!&#8221;<\/i>\u00a0C\u2019est au chef-lieu aussi qu\u2019il terminera aussi ses \u00e9tudes de fl\u00fbte traversi\u00e8re au Conservatoire chez Andr\u00e9 P\u00e9pin; pr\u00e9f\u00e9rant suivre les traces de la composition, l&#8217;arrangement et &#8211; surtout &#8211; l&#8217;orchestration plut\u00f4t que celles de l\u2019interpr\u00e9tation, il ne sortira plus son instrument de sa housse pendant 20 ans. &#8220;<i>Je n\u2019ai repris la fl\u00fbte que r\u00e9cemment, mais comme le v\u00e9lo, \u00e7a ne s\u2019oublie pas vraiment<\/i>!&#8221;<br \/>\nApr\u00e8s ses \u00e9tudes, Fizz\u00e8 travaille dans un magasin de disques, en tient un pour son compte au sein du tout premier \u2018Jazzland\u2019, et s\u2019enthousiasme pour le jazz d\u2019avant-garde. En 1988, il quitte Neuch\u00e2tel pour l\u2019Est de la Suisse, se pose pr\u00e8s de la fronti\u00e8re liechsteinoise o\u00f9 il est appel\u00e9 \u00e0 travailler. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il cr\u00e9e ensuite Mensch Music, son label de production et de distribution. &#8220;<i>Ma raison sociale de vivre<\/i>&#8220;, dit-il. Parce qu\u2019il s\u2019int\u00e9resse aux \u00eatres humains quelle que soit leur couleur, parce qu\u2019il se sent davantage un &#8220;tireur de ficelles&#8221; (un producteur) Fizz\u00e8 con\u00e7oit Mensch comme une &#8220;<i>plateforme d\u2019\u00e9changes<\/i>&#8220;. Les musiciens y laissent un peu de leur art, sautent par dessus leur ombre dans les meilleurs cas et font rayonner le luciole qui, en Jama\u00efque, symbolise l\u2019espoir, la lumi\u00e8re et la confiance&#8230;<\/p>\n<\/div><\/div><div class=\"w-separator size_medium\"><\/div><div class=\"wpb_text_column\"><div class=\"wpb_wrapper\"><p>article de Elisabeth Stoudman paru 1991 dans le No. 1 de &#8220;Vibrations&#8221;<\/p>\n<p><b>le scarab\u00e9e<\/b><\/p>\n<p>Il y a dix ans Fizz\u00e8 jouait dans le groupe new wave genevois Code et ne pensait certainement pas qu\u2019il allait devenir la plaque tournante du reggae en Suisse. Ce n\u2019est qu\u2019en 1987, lorque\u2019il se porte volontaire pour enregistrer dans son studio un groupe de reggae local et que ceux-ci \u00e9mettent des doutes quant \u00e0 ses capacit\u00e9s en la mati\u00e8re, que, piqu\u00e9 au vif, il part en Jama\u00efque. L\u00e0 il rencontre entre autres Jack Ruby, le producteur de Steel Pulse et surtout celui qui est devenu son fr\u00e8re ragga, le tromboniste Rico Rodriguez. Il enregistre des morceaux sur bande et s\u2019impr\u00e8gne si bien de l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit ambiant qu\u2019il songe \u00e0 r\u00e9aliser un album collectif instrumental sur la base d\u2019\u00e9changes musicaux. L\u2019image du scarab\u00e9e s\u2019impose \u00e0 lui lorsque un soir il croit avoir une vision: un arbre brille de tous ces feux devant lui. L\u2019hallucination est en fait due \u00e0 une assembl\u00e9e fortuite de scarab\u00e9e-lucioles dans ce g\u00eete de fortune. Les Jama\u00efcains ont donn\u00e9 le nom de &#8220;Peeni Waali&#8221; \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne. &#8220;The Dawn of Peeni Waali&#8221; est ainsi devenu le titre de l\u2019album exp\u00e9rimental sorti cette ann\u00e9e sur Mensch, le label de Fizz\u00e8. Persuad\u00e9 de l\u2019importance de travailler dans de bonnes conditions et sur la base de rapports amicaux, Fizz\u00e8 a r\u00e9ussi \u00e0 drainer plus d\u2019une personnalit\u00e9 difficile dans son sillage. Citons entre autres Lee &#8220;Scratch&#8221; Perry, Dean Frazer et surtout Linton Kwesi Johnson. Ce dernier s\u2019est senti tellement \u00e0 l\u2019aise chez Fizz\u00e8 qu\u2019il y a compos\u00e9 les pr\u00e9misses de son dernier album, &#8220;Tings An Times&#8221;.<br \/>\nAujourd\u2019hui les deux disques sont parus sur le label Mensch mais le m\u00e9c\u00e8ne se t\u00e2te d&#8217;\u00e9migrer en France. L\u2019exil promettant une solution plus envisageable pour la survie de son label&#8230; Un nouveau projet est d\u00e9j\u00e0 envisag\u00e9 dans un registre tr\u00e8s diff\u00e9rent puisqu\u2019il devrait r\u00e9unir des politiciens et des musiciens autour d\u2019un hommage au visionnaire allemand de la fin du si\u00e8cle pass\u00e9, Sylvio Gesell.<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/section>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Rumeurs diversainsi que quelques autres articles de presse, dont je n&#8217;ai plus les coupures originales &nbsp; Article de Dominique Bosshard, paru dans l\u2019Express (cotidien Neuch\u00e2telois), eviron 1997 (?) 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