Un mutant de la World Music est et son nom est Peeni Waali: "Bienvenue Peeni Waali, pure lueur fluorescente de la nuit. Je te nomme lumière d’espoir..." Ainsi parle le "Dub poet", chantre de la communauté britannique noire, Linton Kwesi Johnson. Extraites du dernier album produit par Fizzè sous le label "Mensch Records", ces quelques stances font référence à des lendemains qui chantent un universel reggae. Fizzè, le producteur - Suisse - révèle d’ailleurs que le concept du disque est synonyme d’espoir.
Une notion Nöe de son intime conviction en la dense richess spirituelle et culturelle suscitée par les échanges multiraciaux. Balançant entre beat reggae et musique contemporaine, mâtinés d’échos de ballades irlandaises, soulignées d’un filet de violon, d’accordéon ou d’ukulélé, Peeni Waali est un album original qui colle parfaitement à une nouvelle dimension humaine. De la Jamïque aux Grisons en passant par Neuchâtel, cette aventure musicale intègre plusieurs héros dont le bassiste et camarade de jeux politico-poétiques de Linton Kwesi Johnson, Dennis Bovell. Son collègue Robbie Shakespeare (accompagnateur des plus grands, de Peter Tosh à Gainsbourg) y plaque également quelques accords. Sans oublier les cuivres de Dean Frazer, saxophoniste ô combien chaleureux et du tromboniste Rico, quasi Neuchâtelois d’adoption. Lee "scratch" Perry y effectue aussi sa "dub party", alors que Dizzi en bat la mesure. Un étonnant rendez-vous de musiciens concocté de longue haleine par Fizzè.
Résultat de plusieurs années de travail: une musique mutante, entre Nord et Sud, ciel et terre, folie et génie; une chimère de rhythme et de tôle, de forêt pluvieuse et ragga; une musique en noir et blanc qui s’additionne en couleur; un rêve, une fusion magique;
un CD et une série d’Album LP limitée à 1000 pièces. Véritables "collectors" dotés chacun d’un livret de 8 pages et d’un 45 t "surprise".
"Coopération", juilliet ‘91 - Corinne Jaquiéry

 

 

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